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Une rentré tres mouvementé


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Attendez-vous à une rentrée des classes très mouvementée parce que les employés des secteurs public et parapublic se préparent à toute une offensive.

La rentrée aura en effet une saveur bien particulière cette année, la rentrée à l'école et celle à la garderie. Ce n'est pas à l'enseigne de la stabilité qu'elle s'effectuera. Il y aura des débrayages-surprises, question d'envoyer des signaux au gouvernement qui ne veut pas aller au-delà des budgets préétablis.

 

Les moyens de pression vont commencer dès lundi dans les cégeps, avec des journées de grève en rotation des employés de soutien, exaspérés par la lenteur des négociations.

 

«Si c'est pas réglé quelque part vers le 15 octobre, il y aura sûrement d'autres moyens plus lourds que ceux actuellement en cours», prévient Jean-Pierre Porlier, président du Syndicat des employés de soutien du cégep de Sept-Îles.

 

Le premier ministre n'aime pas ce genre de menace, surtout que les CPE pourraient aussi tomber en grève dans la semaine du 29 août, les écoles primaires et secondaires la semaine suivante, touchées elles aussi par des grèves des employés de soutien.

 

Il n'y a rien qui, à mes yeux, justifie les moyens de pression dans un contexte comme celui-là», soutient la ministre de la Famille, Carole Théberge. «Négocier avec des pancartes dans la rue, c'est pas une bonne façon. C'est à la table de négociations que ça se fait. On a une belle offre sur la table. Encore une fois, elle est raisonnable, elle est responsable.»

 

Les syndicats promettent une lutte sans merci, même si la menace d'une loi spéciale plane toujours dans le secteur public.

 

Selon le négociateurs CSN pour les CPE, Jeff Begley, «le gouvernement peut choisir bien des moyens pour tenter de nous écraser. Ça lui appartient. On va tenter d'être le plus stratégique qu'on peut afin d'arriver à notre objectif. Mais le gouvernement doit s'asseoir de bonne foi pour régler cette question d'équité salariale, parce que c'est ça qui échoppe à ce moment-ci.»

 

Le gouvernement veut négocier; les syndicats veulent négocier. Le problème, c'est que personne ne s'entend sur les chiffres. Le premier ministre dit sur tous les tons que les coffres sont vides.

 

«C'est une réalité incontournable. On peut pas faire semblant que ça existe pas, c'est là», martèle Jean Charest.

 

Dimanche, la CSN et la FTQ feront connaître leurs stratégies pour cet automne.

 

SOURCE

Encore un soir..

Encore une heure..

Encore une larme de bonheur..

Un soir..

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