dawn Posted August 22, 2007 Posted August 22, 2007 Encontré esto hace tiempo, cuando lo leí me pareció bastante interesante, y , ahora que lo he terminado de traducir, me gustaría compartirlo con vosotros para ver que os parece, habla de las diferencias entre la Celine Quebequesa, Francesa y Americana. http://www.cyberpresse.ca/article/20070520...3/5020/CPARTS03 Le dimanche 20 mai 2007 Céline ou Celine Alexandre Vigneault La Presse D'elles, le nouvel album français de Céline Dion, paraît cette semaine. Ce n'est pas parce que la diva termine son contrat à Las Vegas en décembre qu'elle tournera le dos à sa carrière américaine, puisqu'elle prévoit aussi lancer un disque en anglais à l'automne. D'elles constitue un clin d'oeil à D'eux, considéré dans le monde francophone comme son meilleur album, par opposition à ses blockbusters américains. Céline serait-elle si différente de Celine? Céline Dion écrivait encore son nom avec un accent aigu quand Rock et Belles Oreilles a lancé I Want to Pogne. Unison n'avait pas encore été publié que les cinglants humoristes tournaient déjà en dérision son ambition de conquérir les États-Unis. «I am the Judas of the French Canada», chantaient-ils, assimilant son désir de faire carrière en anglais à une façon de renier sa langue, sa nation, voire son âme. «Dès qu'elle a commencé à chanter en anglais, il y a des gens qui se sont demandés si elle avait le droit de faire ça, si elle n'allait pas s'assimiler», a en effet constaté l'historien Frédéric Demers, auteur de Céline Dion et l'identité québécoise. Il croit que le contexte politique a joué un rôle important: avant d'être l'année de la percée internationale de Céline Dion, 1990 a d'abord été celle de l'échec de l'accord du lac Meech et de la résurgence d'un discours identitaire «à fleur de peau». Bien que la langue dans laquelle elle enregistre ses disques ne soulève plus les passions, Céline Dion demeure un intéressant paradoxe culturel, sinon identitaire. Une députée bloquiste a affirmé en 1999 que la diva était devenue «une chanteuse américaine ou universelle», mais que, en son âme, elle n'était «ni Québécoise ni Canadienne». Or, trois ans plus tard, Bernard Landry lui-même affirmait qu'elle était une «ambassadrice de la vitalité culturelle du Québec». Celine, l'Américaine Dire que Céline Dion, l'interprète, est américaine n'est ni une insulte ni une bravade: c'est une évidence. Elle s'inscrit d'abord dans une tradition américaine basée sur l'excellence vocale. «Son savoir-faire, sa façon de manipuler sa voix et sa manière d'attaquer les consonnes sont typiques de la performance de haut-vol de Barbra Streisand, constate Stéphane Venne, auteur et compositeur notamment associé à Renée Claude et à Marie-Élaine Thibert. Et on pourrait remonter jusqu'à Judy Garland.» «Avec les Américains, elle est toujours plus proche de la performance, expose-t-il. Las Vegas, c'est la culmination de ça: tu vas au Vatican de la performance et tu deviens la papesse de la performance. C'est logique. Tu n'es pas dans l'âme, tu es dans l'événementiel, alors que, au mieux de son travail avec Jean-Jacques Goldman, elle est une facette de l'âme humaine.» Gregory Charles croit aussi que Céline Dion est une performer et une entertainer. Il l'associe bien entendu à Streisand, mais aussi à d'autres performers comme Sinatra et Sammy Davis Jr. «C'est sûr qu'ils avaient des registres différents au cinéma ou en spectacle avec Tommy Dorsey», dit-il. Gregory Charles ne croit toutefois pas que ce soit «la nature» de Céline Dion qui change, mais «les besoins artistiques et commerciaux» de ses différents projets. L'envergure de ses tournées des années 90 exerce selon lui une influence directe sur la construction de ses disques. Il juge normal de retrouver une chanson plus dynamique comme Declaration Of Love après deux ballades. «Pas pour l'intérêt de la chanson, pour le spectacle», dit-il. Elle n'aurait pas les mêmes contraintes en français, puisqu'elle peut aisément importer l'un de ses tubes américains, comme Love Can Move Mountains, après avoir enfilé L'amour existe encore et S'il suffisait d'aimer. Céline, la Française L'une des principales différences entre le travail de Céline Dion en anglais et en français, c'est le nombre de créateurs impliqués. Une armada d'auteurs et de compositeurs américains, canadiens, voire suédois, ont mis leur griffe sur l'un ou l'autre de ses albums en anglais. Ses derniers disques en français, à l'exception de D'elles, ont été écrits par une équipe réduite: Jean-Jacques Goldman et quelques proches collaborateurs. D'où leur plus grande intimité et leur cohésion. «D'eux, il y a une idée générale derrière ça. S'il suffisait d'aimer aussi, souligne Gregory Charles. On trouve dans son répertoire français plein de tounes qui sont pratiquement mono-instrumentales, piano-voix ou guitare-voix. Il n'y a pas l'équivalent en anglais.» Il constate par ailleurs que Céline Dion chante grosso modo dans trois tons en français: do bémol, sol et si bémol. Son registre est moins circonscrit en anglais, ce qu'il explique par la nécessité de coller au format radio américain et de «flasher» sur scène. Ceci expliquant cela, Gregory Charles trouve normal que les gens constatent qu'elle chante avec moins d'artifices en français. «Surtout après Goldman». dit-il. Stéphane Venne estime quant à lui que cette rencontre avec l'auteur et compositeur français a permis à Céline Dion de trouver la voie de l'intériorité et de la subtilité. «Il lui a appris à déchanter», dit-il. Stéphane Venne a beau admirer My Heart Will Go On et l'interprétation qu'en fait Céline Dion, il trovue quand même que la chanteuse n'y a pas "l'intériorité" qu'elle peut avoir en français. Il affirme par ailleurs qu'une écoute attentive du répertoire anglais de la diva permet de déceler qu'elle ne maîtrise pas parfaitement cette langue. «Il y a dans la langue anglaise des phonèmes qui possèdent une résonance dans laquelle se trouve l'émotion, soutient-il. Si tu n'as pas cette résonance, (tu n'as pas l'émotion). Ses repères naturels sont en français.» Céline, la Québécoise? La satire de Rock et Belles Oreilles traduisait peut-être l'état d'esprit de 1989, mais presque 20 ans plus tard, il y a un passage de I Want to Pogne qui s'avère complètement faux: «If they discover my origins / It's all finished maudine». «Céline Dion a fait beaucoup d'efforts pour rappeler qu'elle était québécoise», a constaté Frédéric Demers. L'historien affirme qu'elle a cherché à établir son identité en rappelant souvent ses origines québécoises dans des entrevues accordées à des médias anglo-saxons. Elle a même glissé quelques mots en français aux Grammys, en 1997. On ne peut pas dire que ça lui ait nuit. Céline Dion, selon Frédéric Demers, est le symbole même du «Québécois qui sait demeurer entier malgré les impératifs de la mondialisation». Il ne sait toutefois pas si on peut dire que son oeuvre, elle, est québécoise. «Qu'on dise que son oeuvre n'est pas particulièrement québécoise n'est pas un blasphème, croit l'historien. Elle est Québécoise, ses racines sont là. Ça colore peut-être son oeuvre.» Cette dernière hypothèse rejoint celle de Stéphane Venne. «Il se peut que l'énergie d'interprétation de Céline Dion soit québécoise et surtout pas super académique comme en France c'est-à-dire plastifiée avec plein de make-up sur la voix et, d'autre part, excessive en certains points au-delà de ce que les Américains font même quand ils sont performers.» «L'énergie primale qu'elle a au plan de l'interprétation, qui est quasiment la même que le rock'n roll, cette sorte de hurlance contrôlée, pourrait être québécoise, pense-t-il. Écoutez Pauline Julien. Y a-t-il quelque chose de plus excessif?» Céline Dion, tributaire de Barbra Streisand et de Pauline Julien? Son âme est sauvée. Quote
dawn Posted August 22, 2007 Author Posted August 22, 2007 (edited) Y esta es la traducción: Céline o Celine Alexandre Vigneault La Presse. ‘D’Elles’, el nuevo álbum francés de Céline Dion, sale esta semana. No es porque la diva al terminar su contrato en Las Vegas, en diciembre, de la espalda a su carrera americana, porque tiene previsto también lanzar un disco en inglés en otoño. ‘D’Elles’ constituye un guiño a ‘D’eux’, considerado en el mundo francófono como su mejor álbum, en contraposición a sus blockbusters americanos. Céline ¿sería tan diferente de Celine? Céline Dion escribía aún su nombre con acento cuando ‘Rock et Belles Oreilles’(Rock y Bellas Orejas) lanzaron ‘I want to Pogne’ (Quiero Pogne)*. ‘Unison’ no había sido aún lanzado y los humoristas fustigadores giraban ya con su irrisoria ambición de conquistar los Estados Unidos. “I am the Judas of the French Canada” (Soy el Judas de la Canadá francófona), cantaban, asimilando su deseo de hacer carrera en inglés y una manera de renegar de su lengua, su nación, de vender su alma. “Desde que ella empezó a cantar en inglés, hubo gente que se preguntó si ella tenía el derecho de hacer esto, si ella no iba asimilarlo”, constató en efecto el historiador Frederic Demers, autor de ‘Céline Dion et l’identité québécoise’ (Céline Dion y la identidad quebequesa). Él cree que el contexto político jugó un papel importante antes de ser el año de la apertura internacional de Céline Dion, 1990 fue primero el año del fracaso del acuerdo del ‘Lac Meech’ y del resurgir de un discurso identificativo ‘a flor de piel’. Si bien la lengua en la cual ella graba sus discos no subleva las pasiones, Céline Dion alberga una interesante paradoja cultural, sino identificativa. Una diputada ‘bloquista’* afirmó en 1999 que la diva se convirtió en “una cantante americana o universal”, pero que, en su alma, ella no era “ni quebequesa ni canadiense’. O, tres años más tarde, Bernard Landry afirmaba que ella era una “embajadora de la vitalidad cultural de Québec”. Celine, la Americana Decir que Céline Dion, la intérprete, es americana, no es un insulto ni una bravata: es una evidencia. Ella se inscribe ante todo en una tradición americana basada en su excelencia vocal. “Su saber hacer, su manera de manipular su voz y su manera de atacar las consonantes son típicas de la interpretación de altos vuelos de Barbra Streisand, constata Stéphane Venne, autor y compositor asociado a Renée Claude y a Marie-Elaine Thibert. Y se podría remontar has Judy Garland”. “Con los americanos, ella siempre está más cerca de la interpretación, expone él. Las Vegas, es la culminación de esto: Vas a la Vaticano de la interpretación. Es lógico. Tu no eres alma, eres evento, entonces, en el mejor de los casos, su trabajo con Jean-Jacques Goldman, ella es una faceta del alma humana”. Gregory Charles cree también que Céline Dion es una intérprete y una artista de variedades. Él la asocia sin duda a Streisand, pero también a otros intérpretes como Sinatra y Sammy Davis Jr. “Es cierto que ellos tenían registros diferentes en el cine o en el espectáculo con Tommy Dorsey”, dice. Gregory Charles no cree que la naturaleza de Céline sea la que cambia, pero ‘las necesidades artísticas y comerciales’ de sus diferentes proyectos… La envergadura de sus giras en los años 90 ejercía según él, una influencia directa en la construcción de sus discos. Juzga normal encontrar una canción más dinámica como ‘Declaration Of Love’ después de dos baladas. “No es por el interés de la canción, sino por el espectáculo”, dice. Ella no tendría las mismas presiones en francés, puesto que puede cómodamente introducir uno de sus éxitos americanos, como ‘Love Can Move Mountains’, después de haber enfilado ‘L’amour Existe Encore’ y ‘S’il Suffisait D’Aimer’. Céline, la Francesa Una de las principales diferencias entre el trabajo de Céline Dion en inglés y en francés, es el número de creadores implicados. Una armada de autores y compositores americanos, canadienses y hasta suecos, han puesto su firma sobre uno u otro de sus álbumes ingleses. Sus últimos discos en francés, a excepción de ‘D’Elles’, han sido escrito por un equipo reducido: Jean-Jacques Goldman y algunos próximos colaboradores. Donde hay una mayor intimidad y cohesión. “Tras D’eux, hay una idea general sobre esto. S’il Suffisait D’aimer también, señala Gregory Charles. Encontramos su repertorio francés lleno de tonos que son prácticamente monoinstrumentales, piano-voz o guitarra-voz. No hay equivalente en inglés” Constata por otra parte que Céline Dion canta grosso-modo en tres tonos en francés: do bemol, sol et si bemol. Su registro es menos circunscrito en inglés y lo explica por la necesidad de concordar con el formato de radio americano y de “destellear” sobre el escenario. Lo que explica que Gregory Charles encuentre normal que la gente constate que ella cante con menos artificios en francés. “Sobretodo después de Goldman”, dice. Stéphane Venne estima, en cuanto a él, que este reencuentro con el autor y compositor francés ha permitido a Céline Dion encontrar la vía de la intimidad y la sutilidad. Stéphane Venne un gran admirador de ‘My Heart Will Go On’ y de la interpretación que hace Céline Dion, encuentra a pesar de todo, que la cantante no ha ‘interiorizado’ lo que ella puede tener en francés. Afirma por otra parte, que una escucha atenta del repertorio inglés de la diva, permite descubrir que ella no domina perfectamente esta lengua. “Hay en la lengua inglesa fonemas que poseen una resonancia en la cual se encuentra la emoción”; sostiene. Si no tienes esa resonancia, (no tienes la emoción). Sus marcas naturales están en francés”. Céline, ¿la Quebequesa? La sátira de ‘Rock Et Belles Orielles’ traducía tal vez, el estado de ánimo de 1989, pero cerca de 20 años más tardes, hay un pasaje de ‘I Want To Pogne’, donde se comprueba que es completamente falso” If the discover my origins / It’s all finished maudine” (Si ellos descubrieran mis orígenes / Todo esto terminaría, maldición). “Céline Dion ha hecho muchos esfuerzos para recordar que era quebequesa”, ha constatado Fréderic Demers. El historiador afirma que ella ha buscado establecer su identidad recordando a menudo sus orígenes quebequeses en las entrevistas acordadas en los medios anglosajones. Ella misma coló algunas palabras en francés en los Grammy’s de 1997. No se puede decir que eso la haya oscurecido. Céline Dion, según Frédéric Demers, es el símbolo mismo del “Quebequés que sabe subsistir plenamente a pesar de los imperativos de la mundialización”. Él no sabe, sin embargo, si se puede decir que su obra, ella, es quebequesa. “Que se diga que su obra no es particularmente quebequesa no es una blasfemia, cree el historiador. Ella es Quebequesa, sus raíces están ahí. Eso, tal vez, embellezca su obra”. Esta última hipótesis se una a la de Stéphane Venne: “Puede que la energía interpretativa de Céline Dion sea quebequesa y sobre todo no superacadémica como en Francia, es decir, plastificada con un maquillaje total sobre la voz, por otra parte, excesiva en ciertos puntos, más allá de lo que los americanos hacen cuando son intérpretes”. “La energía primaria que ella tiene en el plano de la interpretación, es casi la misma que el rock’n roll, esta especie de griterío controlado, podría ser quebequesa, piensa él. Escuchad a Pauline Julien. ¿Hay algo más excesivo?. Céline Dion ¿tributaria de Barbra Streisand y de Pauline Julien? Su alma está salvada. * Pogne – Es una especie de bizcocho, del sudeste de Francia, en forma de corona hecha de huevos, mantequilla y esencia de naranja.* ’Bloquista’- Se llama así a los simpatizantes de un partido político de Québec, de centro-derecha que principalmente abogan por la soberanía del Québec. Esta información la he extraído de Wikipedia. Edited August 22, 2007 by dawn Quote
pepillo90 Posted August 22, 2007 Posted August 22, 2007 Interesante articulo. Le doy casi toda la razón. Quote http://img.photobucket.com/albums/v622/pepillo90/swingit.jpg ► My Flickr: http://www.flickr.com/photos/arts_yard/
CELINO Posted August 23, 2007 Posted August 23, 2007 Como el articulo dice, Céline claramente es "diferente"con los ingleses! No sè si vosotros habeis nunca hecho caso que cuando Céline canta en fracés se vuelve un poquito mas "distante" del publico...Es decir, cuando canta algo en inglés es diferente.. quiero decir que ella es mas "cerca" del publico... canta con màs pasiòn! Entonces estoy completamente de acuerdo con lo que dice el articulo..en todo lo que dice! Gracias! Articulo interesante! Quote
AlberDR2 Posted August 27, 2007 Posted August 27, 2007 Dawn, es uno de los artículos más interesantes que he leído en mucho tiempo sobre Céline. El mero hecho de dar tantos enfoques y puntos de vista nos acaba dando la impresión general que ha ofrecido Céline a lo largo de su carrera sin entrar en la descalificación ni el insulto.Pienso que efectivamente si es de Québec, pero su obra no, es practicamente una cantante francesa que vende producto francés o afrancesado para el mundo.Y bueno, respecto a su acento, dejénme decir que hay cantantes con mucho peor acento que ella, y ahí están, de hecho el acento de Céline es muy claro, comprendo el comentario sobre el asunto del acento pero no le daría excesiva importancia... Quote http://i48.tinypic.com/2ngfr0p.jpg
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